Pierre-Boris Kalitventzeff, le coach des entrepreneurs atypiques.

5 ans chez IBM. 10 ans à diriger et développer l'entreprise familiale. Plus de 12 ans comme coach professionnel certifié, dont 6 en transformation organisationnelle.

Ça, c'est le CV que tout le monde a l'habitude de lire.

Ce qu'il ne dit pas : j'ai été dans l'arène.

Sur cinq continents. Dans des structures de toutes tailles. Avec les décisions difficiles, les équipes sous pression, et les cicatrices qui vont avec.

En 2015, j'ai touché un mur. Pas une "crise de milieu de vie" de magazine - une confrontation réelle avec ce que je fuyais depuis des années.

J'avais les outils du dirigeant. Il me manquait les outils de l'intérieur.

C'est là que j'ai compris que la performance durable ne s'appuie pas sur la volonté. Elle s'appuie sur la capacité à traverser ce qui bloque - sans se raconter des histoires. Le yoga kundalini m'a donné des pratiques concrètes pour ça. Sa Ta Na Ma - un rituel de passage à l'action - n'est pas de la méditation pour se sentir mieux. C'est un outil pour sortir de la paralysie mentale et faire ce qu'on a décidé de faire.

Le pardon aussi. Ce n'est pas de la douceur - c'est de l'efficacité. Ce n'est pas parce que l'autre le mérite qu'on pardonne. C'est parce que porter ce poids-là empêche d'avancer. Se libérer d'un ressentiment, c'est récupérer de l'énergie pour ce qui compte vraiment.

En 2023, j'ai fait un pas que je reportais depuis longtemps. Mon père m'avait rabaissé, culpabilisé. Il avait été violent, parfois. Il m'avait dit : "tu n'es plus mon fils." Je suis allé vers lui pour lui dire :

‍Ce n'est pas de la résignation. C'est de la libération. Ce n'est pas parce qu'il le méritait que j'ai pardonné - c'est parce que porter ce poids m'empêchait d'avancer. Se libérer d'un ressentiment, c'est récupérer de l'énergie pour ce qui compte vraiment.

C'est à cette période aussi qu'une histoire de mon père m'est revenue - une histoire que je ne connaissais pas encore. Face à un supérieur militaire qui voulait lui faire revenir sur une décision prise, il avait répondu : "Si vous changez ma décision, c'est vous qui en portez les conséquences." Pas d'argumentation. Pas de cession. Il avait tenu.

Ce père qui m'avait blessé m'avait aussi, sans le savoir, transmis quelque chose d'essentiel : la capacité à tenir sa décision face à la pression. La leçon était là depuis le début. Il m'a fallu le pardonner pour pouvoir la recevoir.

Neuro-atypique moi-même, je sais ce que ça coûte de fonctionner différemment dans un monde qui standardise. Et ce que ça libère quand on arrête de lutter contre sa propre nature.

Ce que j'apporte aux entrepreneurs que j'accompagne, c'est précisément la combinaison des deux : l'expérience de l'arène, et les outils intérieurs pour rester aligné avec ce qu'on a décidé - même quand la fatigue, le doute ou la pression invitent à transiger.

Mon rôle n'est pas de vous donner des réponses. C'est d'être le regard sans complaisance que vous ne pouvez pas porter sur vous-même - et de vous tenir à ce que vous avez décidé de vouloir.

"Ce que vous pouvez faire un jour peut être fait aujourd'hui"

Notre premier rendez-vous est sans engagement.